Les thérapies cognitives et comportementales: champs d’applications et avantages

Formée aux thérapies cognitives et comportementales (TCC), j’ai déjà accompagnée des patients et de multiples troubles à l’aide de celles-ci, qui ont largement prouvées leurs efficacités ces dernières années.

J’utilise donc principalement cette approche au cabinet à Agny, proche de Arras, pour accompagner les enfants, les adolescents ou les adultes confrontés à divers troubles. Le champs d’application des thérapies cognitives et comportementales est large: petit résumé de ce qu’est cette approche et ses nombreux bienfaits.

1,Les thérapies cognitives et comportementales, c’est quoi ?

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s’intéressent aux symptômes visibles, ce qui fait souffrir la personne. Elles mettent en lumière les pensées et les croyances erronées et négatives que cultive l’individu sur lui-même.

Ces pensées et croyances peuvent générer un état de souffrance et un comportement inadapté que la thérapie va alors s’attacher à corriger. De la famille des thérapies brèves, les TCC s’appuient sur une relation active entre le thérapeute et son patient dans l’apprentissage de nouveaux schémas de pensées et ainsi de nouveaux comportements.

  • Le principe des TCC :

Les thérapies cognitives et comportementales sont fondées sur l’apprentissage de nouveaux comportements, à partir de l’élaboration de pensées plus adéquates. Il s’agit de réussir demain, ce qu l’on croit impossible aujourd’hui et que, de ce fait, on a raté hier.

La pratique repose en partie sur l’analyse fonctionnelle du problème, avec la mise à jour des déclencheurs, des monologues intérieurs y afférant, et bien sûr des comportements « compulsifs ». Puis sur l’élaboration d’objectifs, qui consistent essentiellement en un certain nombre de tâches précises à accomplir. Ce qui sous-entend pour le patient de se mettre en situation stressante.

D’où un autre principe essentiel aux TCC : un contrat ou une collaboration active entre le thérapeute et le patient, qui permet d’évaluer ce que celui-ci  peut accepter. Il n’y a pas d’obligation donnée par le thérapeute, le rythme du patient est respecté.

  • Comment se déroule une séance ?

La première séance est consacrée à l’écoute du problème du patient. La suivante repose sur la description détaillée des cognitions et du comportement associé aux multiples situations du quotidien. L’objectif est avant tout d’établir une liste des moments les plus angoissants / problématique.

Ensuite, le thérapeute et le patient élaborent ensemble un contrat, avec des tâches à accomplir (ex : se rendre dans un lieu public, prendre l’ascenseur …). Selon un agenda précis, dans le but de modifier progressivement le comportement. Le thérapeute pose des questions, conseille et éclaircit les points qui peuvent aider son patient à comprendre son trouble et à trouver des solutions pour en sortir.

Les séances suivantes traitent des difficultés que rencontre le patient, et d’un réajustement éventuel. Dans certains cas (les phobies), une séance de relaxation est nécessaire pour parvenir à une désensibilisation de l’objet de la peur. Chaque séance est différente de la précédente, puisqu’il s’agit à chaque fois de progresser un peu plus.

  • Les TCC, pour qui ?

Les phobies et troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont les champs actuellement le plus connu des thérapies comportementales, de même que les phobies sociales. Associées aux thérapies cognitives, elles agissent aussi sur les dépendances comme la boulimie, le tabagisme, l’alcoolisme ou bien encore la dépression. Les TCC ciblent un trouble précis, elles ne conviennent pas à un mal-être indéfini, qui demande un travail de structuration de l’identité notamment.

  • Combien de temps ça dure ?

De la famille des thérapies brèves, les TCC s’envisage sur une courte durée : de trois à six mois, maximum. Après, tout dépend bien évidemment de la progression du patient, du rythme des séances, de la sévérité du trouble. Au-delà, le thérapeute peut considérer que le sujet tient à son symptôme et qu’il devrait engager une thérapie plus longue.

2, Un exemple d’une analyse fonctionnelle, en lien avec une phobie sociale :

 

 

Analyse fonctionnelle dans le cas d’une phobie sociale

Le patient a peur de prendre la parole en groupe, ce qui lui pose notamment problème lors des réunions de travail. Il se sent angoissé, stressé de devoir prendre la parole: c’est ce que l’on nomme l’anticipation anxieuse). Il se dit qu’il va à coup sûr rougir, que ces collègues vont le remarquer et qu’il va bafouiller.

Le principe sera de lister les émotions, les cognitions (pensées et croyances) en lien avec cette situation et les comportements qui en découlent, pour progressivement les modifier. Tout en respectant le rythme du patient, divers exercices lui sont proposés. A chaque séance un point est fait sur l’avancée des exercices, des difficultés qu’il rencontre.

Pour conclure, l’approche qu’offre les TCC permet de traiter efficacement de nombreux troubles, de façon relativement rapide (thérapies brèves). Tout en agissant de façon globale sur le problème, c’est une méthode active et interactive. Elle permet également au patient de maitriser sa pathologie par le biais de l’éducation thérapeutique.

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