La parentalité bienveillante, pour aider nos enfants à grandir sereinement

Cela fait désormais quelques temps que nous entendons parler un peu partout autour de nous de parentalité bienveillante. Elle semble s’imposer comme une alternative à l’éducation « classique ». L’épanouissement des enfants, une vie de famille plus harmonieuse, du dialogue, de l’écoute active et des encouragements, semblent être les maitres mots de ce nouveau concept très vogue actuellement. Mais dans le principe et concrètement, comment fait-on ? Zoom sur cette pratique avec quelques exemples concrets.

« Les temps ont changé » Une phrase que l’on prononce bien souvent au regard de l’évolution du monde actuel, et qui n’échappe pas à l’évolution du concept de parentalité. Auparavant, l’éducation ne prenait pas forcément en compte les émotions et les sentiments des enfants. Loin de pourtant être malveillantes, les méthodes éducatives où les punitions et les remarques négatives étaient au premier plan avaient pour but d’ « endurcir », de « motiver », d’aider les enfants à s’améliorer. Or, « il y a cinquante ans, nous n’avions pas conscience de la construction psychique et émotionnelle de l’enfant, non plus de l’impact de notre communication sur lui », selon Arnaud Riou, coach et auteur de La parentalité bienveillante (Ed. Leduc.s).

Encourager son enfant

Considérer son enfant comme un être à part entière, qui a besoin d’être valorisé et écouté, tout en fixant des limites et des repères, voilà le principe clé de la parentalité bienveillante. Il ne s’agit pas d’être laxiste, au contraire. Chaque parent doit être cohérent et proposer un cadre à son enfant, « mais en dehors de ce cadre, on élève son enfant, au sens étymologique du terme, c’est-à-dire en le tirant vers le haut afin d’éveiller sa confiance en lui. On l’encourage en dépit des difficultés », précise Arnaud Siou. Autrement dit, on accompagne son enfant en lui donnant envie d’essayer des choses . Et aussi en lui expliquant qu’il a le droit à l’erreur, parce qu’en tant qu’adulte, ça nous arrive tous les jours.

Des enfants plus armés

L’importance de la construction de l’estime de soi durant les premières années de vie est primordiale. Il est vrai que bien souvent, nous avons tendance, malgré nous, à pointer du doigt ce que nous percevons comme des « défauts » de nos enfants. « Tu es toujours dans la lune », « Tu ne fais jamais attention, tu es maladroit ». Voir son enfant comme un champ des possible, un individu qui est en perpétuel mouvement, et qui devient à force d’expérimentation et de valorisation une meilleurs version de lui-même, sans changer sa nature profonde, est une autre conception de la parentalité positive. S’il fait une bêtise, on lui donne la possibilité de la réparer.  Il a renversé son verre d’eau, on lui donne ce qu’il faut pour éponger, mais on ne lui dit pas qu’il est maladroit. Ainsi, il gagne en confiance et estime de soi. A contrario, si on le dévalorise, certes même sans vouloir être malveillant il s’habituera à être traité ainsi et ne disposera pas des outils nécessaires pour s’affirmer positivement.

La communication au cœur de la parentalité bienveillante :

Elle se définit également par une communication parents – enfants. « En France, nous sommes pauvres en langage émotionnel. Aider les enfants à identifier leurs émotions est important, afin qu’ils s’expriment et se libèrent« , explique Audrey Akoun, thérapeute. Un temps privilégié propice aux échanges en famille est le moment du repas. Eviter les conversations concernant l’école ou les notes, mais plutôt «  lister les trois bonheurs de sa journée« , conseille l’experte pour créer une ambiance agréable.

La communication est au cœur de a parentalité bienveillante. Echanger, dialoguer, approfondir avec lui ses émotions et ressentis, reprendre, même (et surtout) à plusieurs reprises lorsque son enfant fait une bêtise, créer des opportunités d’échanges sur le monde qui l’entoure, appuyer autant que possible sur le côté positif des choses, lui apprendre à nuancer … La liste est longue, autant de possibilités qui nous sont accessibles et ne pourront qu’être bénéfique à nos enfants et les encourager.

Parents, lâchez prise !

« Les parents sont avant tout des êtres humains, avec leurs fragilités. Ils ne parviennent pas toujours à apprivoiser leurs émotions et peuvent se laisser envahir par la colère, constate Audrey Akoun. On apprend aux parents à travailler sur le lâcher prise. » La parentalité bienveillante s’appuie sur du bon sens : on traite son enfant comme nos amis. Quand ces derniers font des erreurs, nous tolérons. Quand ils sont inquiets, nous les rassurons. « Prendre conscience de cela est un vrai déclic pour les parents, qui visualisent mieux la notion de parentalité bienveillante et adoptent des clés positives« , explique Audrey Akoun.

Ne pas chercher à vouloir trop bien faire

Aujourd’hui, la parentalité positive connait un véritable engouement. « Le souci, c’est que les parents se mettent la pression pour offrir une éducation parfaite à leurs enfants« , observe la spécialiste.. La parentalité bienveillante n’est pas un mode d’emploi à suivre à la lettre. « Il y autant de façon d’éduquer ses enfants qu’il existe de parents ou d’enfants, c’est à chacun d’adopter la posture qui lui convient », conclut Arnaud Riou.

Conclusion : personne n’est parfait, mais tout le monde peut rester positif ! A chacun de trouver le bon équilibre!

 

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